Un peu de pilotes : the Morning Show, Dickinson et The Witcher

The Morning Show

The Morning Show est une série sortie en novembre 2019 sur la plateforme de streaming Apple TV+ et créée par Jay Carson (House of Cards) et Kerry Ehrin (Bates Motel).

Alex, coprésentatrice d’une émission à succès découvre un matin que son coprésentateur a été accusé d’agressions sexuelles. Dans le premier épisode, on suit simultanément les créateurs de l’émission, les deux présentateurs ainsi que Bradley Jackson, une journaliste.

Les thèmes choisis par la série sont plutôt intéressants . D’un côté, il y a les questions relatives aux nouvelles technologies et notamment la question : est-ce que la télévision peut survivre à internet. De l’autre côté, The Morning Show essaie de proposer une analyse de l’affaire MeToo.

Le premier épisode est plutôt convaincant au niveau des thèmes et soulève des questions intéressantes.

L’angle d’approche des thèmes est original. La série ne suit pas les victimes mais les conséquences professionnelles pour les personnes travaillant avec ceux ayant été accusées. Concernant les nouvelles technologies, ce thème n’est pas analysé du point de vue de la nouveauté mais de celui de la télévision.

Cependant, le premier épisode traîne en longueur. Des coupes auraient été utiles (voir Jennifer Aniston pleurer deux minutes entière à l’écran n’était pas nécessaire). Il n‘y a pas également pas beaucoup de suspens, la fin de l’épisode est attendue.

En conclusion, je continuerai probablement cette série qui est plutôt prometteuse concernant les thèmes abordés, sans pour autant être révolutionnaire pour autant.

Dickinson

Dickinson est une série diffusée sur Apple TV+ depuis novembre 2019 et créée par Alena Smith (The Affair). Elle explore la vie de la poétesse Emily Dickinson.

La vie de cette poétesse n’est connue qu’à travers ses correspondances et il y a beaucoup de zones d’ombre. La série fait donc des choix d’interprétation. Ce n’est pas une biographie mais une fiction. 

Par exemple, les correspondances font état d’une relation forte entre Emily et Sue, la femme de son frère, mais jamais une relation amoureuse n’est évoquée dans les lettres. En réalité, la vie amoureuse d’Emily Dickinson est très sybilline.

La réalisation de la série n’est pas extraordinaire, la scène d’introduction est surjouée. De même, la scène où Emily et Sue s’embrassent est quand même cliché et le message est évident : elles sont dans un jardin d’Eden. L’épisode 2 est également très insistant sur la métaphore entre la sexualité d’Emily et le volcan.

Les personnages sont toutefois plutôt attachants et les deux premiers épisodes ont des intrigues captivantes.

Enfin, concernant les thèmes choisis par la série, ceux de la mort et de l’égalité homme/femme ressortent beaucoup. Le premier épisode est plutôt poétique, notamment la scène où Emily monte dans la calèche de la mort. Concernant le deuxième épisode, j’ai apprécié les questions soulevées concernant l’enseignement des femmes.

En conclusion, cette série permet de faire découvrir Emily Dickinson et pose des questions intéressantes sur la place des femmes au XIXème siècle.

The Witcher

The Witcher est une série Netflix réalisée par Lauren Schmidt (Umbrella Academy, Daredeville), sortie sur la plateforme le 20 décembre 2019. On suit Geralt, un tueur de monstres. Je n’ai pas du tout accroché à The Witcher et je ne me suis pas attaché à ses personnages.

Parfois, un scénario simple est préférable à un scénario confus et incompréhensible. A la fin du premier épisode, je n’ai toujours pas compris le but du personnage principal et qui il est. A part antipathique, hautain et torturé… J’aurais aimé connaître davantage son histoire et son but au terme de l’épisode 1.

Les changements d’histoire entre celles de Ciri et celle de Geralt ont également été difficile à suivre. Trop de personnages et d’intrigues dès le premier épisode ont fait que j’ai rapidement été perdue et j’ai décroché.

Ce que j’ai également trouvé incohérent, c’est le choix de casting des grands-parents de Ciri. Ils ont plus l’air d’être ses parents. Pourquoi rester dans le culte de la jeunesse et ne pas choisir des acteurs plus âgés et plus réalistes ?

Par ailleurs, il y a énormément de violences gratuites, chose que je n’apprécie pas dans les séries. D’autant que les scènes de batailles sont grossièrement chorégraphiées et manquent d’esthétique. The Witcher montre de la violence pour de la violence et du gore pour du gore.

Enfin, là où la série m’a définitivement perdue, c’est quand ce que je suppose être la quête du personnage principal est expliquée. Lutter contre les femmes qui ont « le mal » en elle, assimilées à Lilith. Vraiment ? A l’aube de 2020 on en est encore à ce genre de série ? Implicitement, cela signifie que The Witcher doit lutter contre des femmes différentes, indépendantes, qui ne correspondent pas au modèle socialement attendues… Cela est d’autant plus mis en évidence que celle que doit tuer The Witcher est forte, indépendante et s’oppose aux hommes de la Taverne.

En conclusion, je ne continuerai pas cette série qui ne m’a séduite ni par son intrigue  ni par son message ou sa réalisation.

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