Un peu de séries : The 100 (612 : Adjustment Protocol)

Adjustment Protocol, l’épisode 12 de la saison 6 de The 100 fourmille de nombreux détails. C’est un épisode dans l’émotion mais qui montre aussi les relations entre les personnages s’apaiser. Que dire de l’épisode 12 sinon qu’il était grandiose et rempli d’émotions ?

Adjustment Protocol est l’occasion de voir l’évolution de Clarke et Octavia mais également leurs relations avec les autres personnages.

La suite contient des spoilers

The 100, l’allégorie de la caverne et les leaders politiques et religieux

Le mythe de la Caverne de Platon

La célèbre allégorie de la Caverne de Platon interroge sur la notion de connaissance, confrontée aux idées reçues, aux opinions. Le monde de la Caverne, fait d’illusions s’oppose au monde extérieur, celui du philosophe, réaliste.

Dans la Caverne, des individus sont attachés et visionnent des ombres, que leur montrent les marionnettistes en leur faisant croire qu’il s’agit de la réalité. Ils sont manipulés par le langage. Certains s’échappent de la Caverne et rencontre le philosophe qui leur apprend à douter de leur croyance.

Ils retournent ensuite dans la Caverne pour chercher les autres prisonniers et leur apprendre leurs nouvelles connaissances.

En confrontant le sensible et l’intelligible, l’opinion et la connaissance, Platon expose sa théorie du pouvoir, celle du philosophe-roi.

La sixième saison de The 100 a repris l’idée globale de cette allégorie pour livrer un message sur le pouvoir. La série a toujours traitée de la notion de pouvoir et de leadership.

Elle continue dans cette saison en confrontant Clarke à Russell qui représente l’illusion. Entre les deux, Octavia, qui après avoir entretenu l’illusion de son peuple, a accédé à la connaissance et, donc à la Vérité.

Ainsi, il ne s’agit pas d’utiliser cette allégorie du point de vue du peuple mais davantage de celui des leaders par le biais de Clarke, Russell et Octavia.

Adjustment Protocol et les leaders de la Caverne

Dans la saison 6, Clarke incarne le leader devenu philosophe, Octavia le dirigeant sorti de la caverne et Russell le leader qui illusionne toujours son peuple.

La sortie de la Caverne est symbolisée d’une façon différente pour chaque personnage. Pour Clarke, il s’agit de pousser la porte de son esprit, pour Octavia d’ouvrir la boite de Pandore et pour Russell, de voir le dôme de Sanctum être abaissé.

Leur comportement face à cette acquisition de connaissance diffère totalement et révèle le vrai visage de ces leaders. Le comportement qu’ils ont face à leur sortie de la caverne aura des conséquences sur leur peuple.

Le philosophe original est-il Bellamy qui amène Clarke, Octavia et Russell hors de la caverne et, avec eux, leur peuple ? C’est celui qui rappelle à Clarke qu’il faut le cœur et la tête pour diriger, celui qui repousse Octavia pour qu’elle s’affronte et celui qui révèle au peuple de Sanctum les torts de leur dirigeant. Il gravite autour de ces trois personnages, les guide, les affronte, les écoute.

Gabriel est le philosophe qui a accédé à la connaissance mais aussi la mort qui vient chercher Russell. Le fait qu’il ne le tue pas est très symbolique : Gabriel n’est pas Russell, il ne se prend pas pour un dieu. Il ne choisit pas qui peut vivre et qui peut mourir. Il ne l’a pas fait avec Clarke et Octavia, il ne le fait pas davantage avec Russell.

Clarke : diriger avec le cœur et la tête

Dans Adjustment Protocol, Clarke reprend son rôle de leader et guide son peuple pour survivre à Sanctum. Ils s’allient derrière elle et la choisissent  pour les diriger. Elle oscille entre réflexion et sentiments, essayant de ne laisser personne derrière elle mais essayant de trouver la meilleure stratégie pour son peuple.

Bellamy est le bras droit de Clarke, il agit sous ses ordres. Il ne prend pas le leadership mais c’est à lui qu’elle confie la tâche qu’elle ne peut pas exécuter elle-même sans trahir son double-jeu.

Je reviendrai plus en détail sur Clarke leader dans la suite de l’article.

Octavia ou savoir lâcher le pouvoir

Dans Adjustment Protocol le personnage d’Octavia apparaît transformée, elle s’est fait face, a appris sur elle et son comportement face à son peuple change du tout au tout.

Au cours de l’épisode, elle voit que Bellamy s’inquiète pour Echo. Elle le rassure avec douceur en lui disant qu’Echo s’en sortira parce qu’elle est forte. Ensuite, vers la fin de l’épisode, Echo les guide vers une issue et Octavia est la première à la suivre.

Dans cette même scène, Miller lui crache qu’il ne prendra plus ses ordres auprès d’elle. Il suit désormais les ordres de Clarke.

Une saison plus tôt, elle aurait probablement dit à son frère qu’elle serait ravie qu’Echo meurt, aurait refusé de la suivre et tué Miller. Elle n’aurait pas davantage suivi les ordres de Clarke.

Octavia apparaît donc apaisée, lavée de toutes ses velléités et refuse de redevenir leader. Elle laisse Clarke et Bellamy diriger et les suit, ne donnant que son avis.

Russell, l’adoration sinon rien

Russell a tenté envers et contre tout de maintenir les siens dans l’illusion mais également de s’y maintenir. Il essaie de recréer Sanctum avant qu’il prenne la décision de tuer Clarke.

Dans The old man and the anomaly, il voulait retirer la puce de Josephine du corps de Clarke pour lui rendre son corps. Cependant, il n’a pas pu le faire car Bellamy s’est enfui avec Josephine pour trouver Gabriel. Dans ce même épisode, Madi assassinait les Primes et Russell enfermait tous les terriens.

Séduit par l’idée d’Abby de créer du sang noir, il a négocié l’immortalité de Kane. Quand ce plan a échoué et que Tai a tué le corps volé par Simone, il a envoyé tous les terriens sur le bûcher.

Murphy a alors trouvé la faille pour survivre : lui faire miroiter une nouvelle solution pour créer des sangs noirs.

Russell a alors accepté de les laisser en vie, tant qu’il avait six doses de moelle osseuse pour créer des sangs noirs. L’idée était de faire redonner un corps à tous les Primes.

Il vole six corps pour les donner aux Primes. Il va jusqu’à renommer Murphy et Emori pour maintenir l’illusion de son peuple.

Cela ne suffit pas… Bellamy révèle tout au peuple de Sanctum, brisant l’illusion qui les maintenait dans l’obscurité. Ses propos sont appuyés par Priya, qui est prête à trahir les siens pour sauver son fils.

Tout s’effondre et Russell, plutôt que d’affronter la colère de son peuple, préfère les regarder s’entretuer. Il lance une bombe de toxine de Red Sun, leur donnant ainsi une autre illusion à contempler.

Vérité contre foi, qui gagnera ?

C’est la question que pose Adjustment Protocol, lorsqu’un groupe est confronté à la vérité sur ses croyances, que se passe-t-il. Est-ce qu’ils sont prêts à défendre leurs croyances ou bien à accepter la vérité ? Lorsqu’on vient les chercher dans la caverne, avec la vérité en main, veulent-ils en sortir ?

Dans Adjustment Protocol, c’est la dernière étape de l’allégorie de la caverne qu’interroge la série. Est-ce qu’un peuple est prêt à accepter la vérité sans réfléchir ?

En jetant la toxine de Red Sun sur eux, Russell veut faire ressortir tout ce qu’ils ont au fond d’eux. Il est persuadé que les croyants purifieront les non-croyants.

Russell abandonne son peuple qui a accédé à la vérité. Ils n’ont plus d’intérêt pour lui tant qu’ils ne croient plus en lui. Peu importe ce qu’il advient d’eux, tant que lui et les siens sont toujours immortels. Il reviendra lorsque ses sujets seront revenus à leur état d’illusion.

Russell se prend donc pour un dieu tout puissant qui veut juste l’adoration, pas la survie de son peuple, pas leur bien-être. Il l’avait sous-entendu dans le troisième épisode, lorsqu’il avait demandé à Clarke quelles étaient les personnes « dispensables » de son peuple (The 100, épisode 603, The Children of Gabriel).

Par ailleurs, Russell vit dans la théorie des valeurs du bien. Le Russell qui prêche n’est pas celui qui agit. Pourtant, il est convaincu d’agir de la bonne façon.

Par exemple, il est persuadé que tuer Abby est bien pour elle. Il essaie de la convaincre qu’ainsi elle ne souffrira plus d’avoir perdu sa fille. Est-ce parce qu’il a lui-même assassiner toute sa famille sous le contrôle du Red Sun qu’il croit autant à ce qu’il lui dit ?

La désillusion de Gaïa

Gaïa incarne d’une certaine façon le leader maintenu dans l’illusion de la caverne. Elevée pour être Fleimkepa, la découverte d’une culture similaire à la sienne la fait peu à peu douter de la moralité de la sienne. Gaïa nuance sa culture, elle y voit le bon mais aussi le négatif. Elle l’a dit dans l’épisode précédent (The 100, épisode 611, Ashes to Ashes) : il faut savoir désobéir.

Gaïa incarne un leader raisonné, qui a accédé à la connaissance. Elle le démontre car elle ne veut pas sauver Madi parce qu’elle est Commander. Elle veut la sauver parce qu’elle tient à elle. Cela montre qu’elle n’est plus autant imprégnée de ses croyances qu’elle l’était dans la saison 4.

Adjustment Protocol et la critique de l’extrémisme ?

A travers le comportement de Russell, on voit l’impact d’un leader sur un groupe.

Le peuple de Sanctum se retourne rapidement vers les terriens, qu’ils appellent « étrangers ». Le parallèle est intéressant car il fait écho à ce qui existe dans nos sociétés, où dès qu’il y a des difficultés, les personnes se retournent vers ceux qui sont différents ou étrangers. Ceux qui, finalement, les font douter.

Quelque part, n’y a-t-il pas un message sur l’extrémisme religieux et politique ? Si les personnes extrémistes, qui sont dans le rejet des autres idées, des autres conceptions du monde, n’est-ce pas par crainte de perdre les illusions qui les berçaient ? Et pour leurs leaders, n’est-ce pas la peur de perdre l’adoration de son peuple ?

A travers Adjustment Protocol, n’y a-t-il pas également un message sur l’impact des messages d’un dirigeant sur le comportement de son peuple ?

Dans Adjustment Protocol, The 100 livre une critique des groupes religieux et politiques qui veulent que les choses restent comme elles sont, qui veulent qu’elles soient éternelles et ne changent jamais.

Le peuple de Clarke

Clarke joue les équilibristes pour sauver son peuple, alternant brillamment entre Josephine et elle-même. Eliza Taylor maîtrise les deux rôles merveilleusement bien et passe de l’un à l’autre avec facilité.

Le retour de la leader approuvée par son peuple

Dans Adjustment Protocol, Clarke s’impose comme leader, revenant à ce rôle pour lequel elle est née. Clarke n’a pas la flamme mais au terme de l’épisode 12, elle a l’approbation de tous pour prendre les décisions. Et elle les protège tous : il ne s’agit plus de faire passer Madi avant les siens. Elle agit avec sa tête et son cœur.

L’approbation de Clarke

Dans un premier temps, le « go save us… again » d’Abby vient de la mère mais aussi de l’ancienne Chancelière de l’Arche. Elle s’est longtemps opposée à Clarke, à parfois critiqué ses choix (par exemple dans la saison 2 et 3). Dans Adjustment Protocol, par ses simples mots, elle donne à Clarke son approbation pour prendre les décisions.

Raven, qui au début de la saison critiquait Clarke, ne s’y oppose pas. Elle a évolué, compris qu’il y avait des nuances dans la moralité, que tout n’était pas manichéen. Revoir Clarke vivante et être elle-même face à des choix impossibles l’a fait évoluer. La scène est émouvante et montre l’attachement qu’elles ont l’une envers l’autre.

L’évolution de Raven est géniale. Elle qui au début de la saison était jugeante et ne mâchait pas ses mots face à Clarke et Abby, voit désormais les nuances de la situation.

En étant face au risque de la mort de Madi, elle comprend que Clarke était face au même risque dans la saison précédente. Raven pilotera pour Clarke, pour Madi et tant pis pour la morale. Elle sait désormais qu’il y a des choses plus importantes, que la morale n’est pas binaire mais une histoire de nuances.

Clarke se retrouve face à Echo et Gaïa. A défaut de s’apprécier, Echo et Clarke ont appris à se respecter et cette scène le démontre bien. Une saison plus tôt, elles s’entre-tuaient. Désormais elles sont devenues alliées.

Avec l’accord d’Octavia, d’Abby, d’Echo et de Gaïa, Clarke prend la tête du peuple qu’elle a construit petit à petit, rassemblant les derniers survivants de la Terre qui ne forment désormais plus qu’un seul peuple.

Le cœur de Clarke

Ce qui fait également de Clarke un leader entier, c’est qu’elle n’essaie pas de ne rien ressentir. Elle ressent, elle est affectée alors que Madi est à quelques centimètres d’elle à se faire prélever de la moelle osseuse.

Elle manque de révéler sa véritable identité alors qu’elle découvre la mort de sa mère. Clarke est touchée de revoir les siens. Cependant, elle essaie d’agir au mieux pour son peuple, réfléchit aux décisions à prendre sans se laisser aveugler par ce qu’elle ressent.

N’est-ce pas une métaphore de l’épisode 10 (The 100, épisode 610, What you take with you). En effet, à la fin de cet épisode, Bellamy faisait un massage cardiaque à Clarke pour maintenir son cerveau en vie. La motivation de sauver les siens n’est-ce pas ce qui fait fonctionner la tête de Clarke ?

Le pardon de Murphy

Murphy a toujours été un personnage prêt à tout pour sa survie. Cependant, dans Adjustment Protocol, il revoie sa position. Emori tente de le persuader de sauver les siens. Emori souffre de mettre les siens en danger mais se laisse alors convaincre par Murphy qui lui dit que c’est de cette façon qu’ils les sauveront.

Cependant, il redescend de son illusion en découvrant qu’Abby a été tué par Russell. Il réalise que même si elle l’a aidée, il l’a tuée. Et s’il a fait subir ça à Abby, lui ou Emori ne sauront-ils pas les suivants ? Il réalise alors ce que tout le monde lui disait depuis le début. Il a trahi les siens pour quelqu’un qui ne lui accordera jamais d’importance.

Murphy retourne (une dernière fois ?) sa veste et refuse de rejoindre le vaisseau. Clarke dit alors à Murphy qu’elle est fière de lui. Elle choisit de lui faire confiance en lui révélant que Josephine est morte et qu’elle est Clarke. C’est un geste lourd de sens pour Murphy qui a pour la première fois la confiance des siens.

Les adieux d’Abby

Le pardon des enfants d’Abby

En revoyant Adjustment Protocol, il est évident qu’Abby allait mourir. Elle dit adieu à tous ceux qu’elle a pris sous son aile. Elle agit de manière héroïque, à la hauteur des plus beaux moments de ce personnage.

Clarke est la première à qui Abby fait ses adieux. Alors qu’elle revient dans le laboratoire, après avoir laissé Russell, Abby pense dans un premier temps faire face à Josephine. Clarke prend sa mère dans ses bras, la rassurant sur son identité. Cette scène mère/fille est touchante, poétique et bien réalisée.

C’est ensuite à Jackson d’avoir le droit à un moment privilégié à celle qui l’a formée, épaulée, accompagnée. Si leur relation était beaucoup moins développé que celle Raven/Abby, la scène n’en est pas moins émouvante. Jackson confie à Abby ses doutes sur la moralité de leurs actions et elle tente de le rassurer. Jackson frappera ensuite deux gardes pour la première fois de sa vie pour essayer de sauver Abby.

Quelques minutes avant sa mort, Abby s’excuse auprès de Raven et celle-ci s’excuse en retour. Cette scène est belle et montre toute l’évolution de leur relation mais également le développement de Raven. Après que Raven ait dit à Abby qu’elle la considérait comme sa mère dans le neuvième épisode, c’est au tour d’Abby de lui dire qu’elle l’a toujours estimée comme sa fille.

Enfin, lorsqu’il passe devant elle, Abby essaie de faire comprendre à Murphy qu’il n’a pas choisi le bon chemin. Petit à petit, elle a pris Murphy sous son aile sans qu’il ait pour autant la même importance que Raven. Quelque part, Murphy représente les 100, ceux qu’Abby a pris le risque d’envoyer sur Terre pour sauver sa fille.

Ces quatre scènes sont magnifiques par la qualité de l’écriture qui en ressort. Ce sont des scènes émouvantes et qui permettent à tous les personnages de faire leurs adieux à Abby.

Le sacrifice d’Abby

Pour éviter à Madi de mourir, Abby s’injecte une dose de moelle osseuse. Le but est de prélever la moelle sur elle une fois. Elle tient tête à Russell et refuse d’aller plus loin dans le Mont Weather Challenge.

Cette scène est la réplique exacte de celle de Clarke dans la saison 4. Abby prononce à un mot près la même réplique : « Now we take on me » fait écho à « We’re testing on me » de Clarke. La scène est similaire et de la même façon que Clarke a pris sur elle pour sauver son peuple, Abby prend sur elle pour sauver sa famille.

Comme si Abby prenait exemple sur sa fille, était fière d’elle au point de tirer sa force de son comportement. C’est à la hauteur de cette relation qui est magnifique et complexe depuis le début de la série. Jackson le souligne d’ailleurs « Like daughter, like mother ».

C’est également une application de ce qu’Abby dit à Raven après : elle s’est concentrée sur ce qu’elle avait perdu et non sur ce qu’elle avait. Abby décide de se concentrer sur ce qui lui importe désormais le plus : l’hétéroclite famille qu’elle s’est construite.

Elle va jusqu’à se sacrifier ensuite pour sauver Raven et Jackson, refusant de se rebeller et de les laisser se battre contre Russell. Elle préfère être sacrifiée que de les voir mourir. Abby tient à la vie des siens plus qu’elle ne tient à la sienne. La rédemption d’Abby est accomplie : elle est morte parce qu’elle ne voulait plus perdre davantage.

L’effacement d’Abby

Russell finit par gagner et efface Abby pour lui imposer la puce de Simone, sa femme.

La scène d’effacement d’Abby, avec cette succession de souvenir, la tristesse sur son visage, la douleur de Raven et Jackson est magnifique. Cette représentation de la disparition de l’esprit d’Abby est une belle insertion, poétique et beaucoup mieux réalisée que l’insertion du souvenir de la mort de Lincoln dans l’épisode 8.

Le parallèle d’Abby avec Russell est saisissant. Abby s’est acharné à sauver Kane alors qu’elle a manqué de perdre sa fille. Russell s’évertue à faire revivre tous les Primes alors qu’il a définitivement perdu sa fille. A l’instar d’Abby dans les premiers épisodes de la saison, Russell est tellement concentré sur la mission qu’il s’est donné qu’il ne le remarque même pas.

Lorsque Clarke arrive après le lancement de toxine par Russell, elle fait face à Raven et Jackson qui essaient télépathiquement de lui révéler la mort de sa mère. Mais ils ne peuvent pas sans mettre en danger tout leur peuple.

Clarke découvre douloureusement que Russell a tué sa mère et volé son corps. Elle tente de conserver le masque de Josephine mais échoue et sans l’intervention de Gabriel, elle aurait mis à mal toute sa mission.

La scène est également construite en reflet avec celle du début. Abby pensait être face à Josephine désormais Clarke est face à Simone. Et il y a aucune chance qu’Abby revienne, la puce d’Allie ayant été retirée.

CONCLUSION

C’est donc un magnifique personnage qui disparaît de la série, une femme forte mais faillible, courageuse qui aimait les siens au point de sacrifier son humanité puis sa vie pour eux. Aucune chance qu’elle revienne comme Clarke car la puce d’Allie, à l’instar de celle de Raven, avait été grillée avec l’EMP.

Par ailleurs, espérons que Raven obtienne le carnet de Becca histoire de pouvoir sauver Madi de Sheiheda. Ce dernier ne rejoint-il pas l’intrigue sur l’immortalité en voulant tuer l’esprit Madi et, donc voler son corps ? En effet, dans le laboratoire, il fait dire à Madi qu’il est éternel, faisant sourciller Russell…

L’épisode se clôture sur Clarke, Russell et Abby visant Gaïa, Madi et Raven face à Indra et Niylah, décontenancées. C’est d’ailleurs symbolique que Clarke vise Gaïa face à Indra. Cependant : où est passé Jackson ?

Il y aurait encore tellement à dire sur ce magnifique épisode tellement il était riche et pleins de détails. Cet épisode, à l’instar des épisodes précédents, Jordan semble avoir été oublié dans le grand palais de Sanctum.

L’épisode 13, The Blood of Sanctum sera le dernier de la saison et permettra de résoudre toutes les intrigues. Sur quel cliffhanger se terminera-t-il ?

Notation 9

2 thoughts on “Un peu de séries : The 100 (612 : Adjustment Protocol)

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.