Mémé dans les orties d’Aurélie Valognes

Résumé

Un homme de 86 ans, acariâtre, vivant seul avec son chien, est forcé de sortir de son confort et de ses habitudes lorsque son chien, auquel il était fortement attaché, meurt. Sa fille veut, en effet, l’envoyer en maison de retraite, il doit donc lui prouver qu’il est capable de se débrouiller seul.

 

Qu’est-ce que j’ai aimé dans Mémé dans les orties ?

 

Ce livre est frais, un peu déjanté, avec des personnages haut en couleurs. Certains passages sont également surprenants, notamment par rapport à Daisy, je ne m’attendais pas à cette fin.

J’ai beaucoup aimé Mme Claudel. Sa souffrance, sa peur de vieillir mais sa volonté de se jeter en avant dans la vie est magnifique. C’est un beau personnage.  Il y a une sorte de parallèle entre la souffrance de Mme Claudel et celle de Ferdinand. Lui, il y répond par la méchanceté alors qu’elle y répond par la bienveillance. 

Il y a de l’émotivité, c’est très bien écrit. Dans les premiers passages, on récent vraiment la tristesse et la négativité de Ferdinand.

Les dialogues sont également très bien écrits. Les échanges avec Juliette sont amusants et apportent une touche de fraîcheur exactement au bon moment. En effet, la négativité de Ferdinand et sa tristesse deviennent étouffantes et d’un coup, le personnage de Juliette arrive, apportant de la positivité et de la luminosité au récit.

Les bémols de Mémé dans les orties ?

 

  • La structure du récit

L’intrigue est clairement découpée en trois parties : Ferdinand / le changement de Ferdinand / résolution de l’histoire. Cependant, il n’y a aucun lien entre ces parties. Elles sont affreusement décousues. On dirait presque un brouillon de livre qui mérite d’être étoffé. 

Cela apporte une énorme incohérence : je ne sais pas ce qui a fait changer Ferdinand. Du jour au lendemain, on dirait un autre personnage. Un jour, il refuse de faire rentrer Juliette chez lui puis le lendemain, il l’attend pour déjeuner ! Mais pourquoi ? Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Il déteste tout le monde et là, paf, d’un coup il apprécie les gens et va leur demander des services ?

D’autant que le livre alterne rapidement entre point de vue omniscient et point de vue interne, ce qui n’aide pas du tout à la compréhension des personnages et du récit.

 

  • Le personnage de Ferdinand

Ferdinand est une personne acariâtre, machiste, qui se croit supérieur à tout le monde. Je l’ai détesté et j’ai encore plus détesté qu’il n’est jamais remis en question. Tout au long du récit, il continue d’être le centre de l’existence de tout le monde, qui accepte tous ses caprices. Dans un seul passage, Juliette lui reproche un mauvais comportement envers les femmes mais ça ne semble pas vraiment le faire réfléchir, ce qui ne permet pas vraiment de faire réfléchir le lecteur.
De plus, le personnage change très rapidement mais conserve son égocentrisme exacerbé. Tout le monde semble le complaire dans le fait que le monde tourne autour de son insignifiante et détestable personne. Je n’ai vraiment pas trouvé attachant, je l’ai juste trouvé méchant.

 

En conclusion, une lecture pour passer le temps, sans intrigue ou personnage extraordinaire.

 

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