Le point séries de novembre

Je vous présente, dans cet article, les séries que j’ai commencé, continué et abandonné en novembre.

Attention : la suite contient des spoilers.

 

 

Manifest

De quoi ça parle ?

Une famille est contrainte de se séparer au retour de leur voyage en Jamaïque. La sœur, Mick, le frère, Ben, et Cal le fils de ce dernier, doivent prendre un vol plus tard que celui du reste de leur famille. Ils atterrissent avec cinq ans de retard. De leur côté, ils n’ont pas eu l’impression que cinq ans avaient passé.

 

Quel est mon avis sur la série ?

Manifest est une bonne série. Pas parfaite mais intrigante. D’un côté, on découvre avec les personnages tout ce qui a changé en cinq ans, de l’autre tous les mystères liés à l’avion sont abordés.

Les points positifs

L’intrigue : très prenante et mystérieuse. Les liens entre les personnages et les raisons de ces liens sont de plus en plus captivantes. On suit notamment Mick qui fait confiance aux voix qu’elle entend et Ben dont le fils subit la torture d’un autre passager. Ces liens entre les personnages n’est pas encore dévoilé dans la série mais pose comme question : est-ce un lien créé par un dispositif humain ou est-ce une force supérieure ?

Le personnage de Grace : la femme de Ben, Grace, est un personnage bien développé. Elle apporte une sorte d’équilibre aux intrigues relatives à l’avion : elle est cartésienne et refuse de croire Ben par pragmatisme. De plus, la découverte progressive de ce qu’a été sa vie pendant les cinq années où l’avion avait disparu montre une femme forte.

Le petit bémol
  • Les personnages masculins : en particulier celui du frère et de Jared. Les dialogues entre Mick et Jared sont parfois vides de sens et tournent rapidement en rond. Quant au frère, Ben, il est un peu LE cliché viriliste de la série.

 

 

Supergirl

 

Supergirl est MA série réconfort. J’apprécie de me poser devant pour me laisser porter par son optimisme et sa fraîcheur.

Si d’autres séries commencent bien et s’essoufflent au fur et à mesure des saisons, Supergirl fait tout l’inverse. Plus les saisons passent, plus les scénarios s’étoffent, la réalisation se perfectionne et les effets spéciaux s’améliorent. La saison 4 commence excellemment bien, la série a vraiment pris en maturité.

Point positif de la saison : la thématique. Supergirl s’attaque à la montée du populisme avec brio. La série prend en caractère et ne se contente plus de message parfois un peu gentil. Un des meilleurs épisodes de cette saison, pour le moment, est celui centré sur le Big Bad de la saison. Contrairement aux autres séries de super-héros, cet antagoniste n’est pas simplement méchant, il a une raison d’être, il a été créé par les personnages principaux. Ce personnage est très ambivalent. L’intégralité des personnages et des sujets ont pris en profondeur et en réflexion. Le personnage de Kara, optimiste et qui croit foncièrement en chacun apprend toute la noirceur de l’humanité. Cette sortie de naïveté est extrêmement bien traitée.

Le petit bémol : le personnage de Lena passe de chef d’entreprise sûre d’elle, avec une personnalité très développée à femme du Guardian. Son personnage est un peu trop oublié au profit de ce dernier (que, personnellement, je trouve agaçant comme personnage). Ce point négatif a cependant une certaine cohérence, Lena est une chef d’entreprise mais elle a aussi été élevée par les Luthor. Face à James, c’est la Lena qui a besoin de tout contrôler et qui se donne entièrement à ceux qu’elle aime qui ressort, et non plus la chef d’entreprise stratège. Cependant, c’est un tout petit bémol car dans les deux derniers épisodes, on en apprend plus sur son passé, notamment sur la mort de sa mère et on retrouve le personnage fort, tourmenté et sensible.

 

Flash

Points positifs :

Le sujet de la parentalité. Si un sujet est principalement abordé dans cette saison, c’est la parentalité. La plupart des personnages y sont confrontés : que ce soit Barry et Iris avec Nora, Caitlin qui cherche puis retrouve son père ou Cécile qui vient d’avoir un enfant. Le Big Bad de cette saison est lui-même un père et c’est d’ailleurs ce qui semble avoir motivé sa volonté de tuer les méta-humains.

Le personnage d’Iris : ce personnage est, dans cette saison, central, beaucoup plus étoffé que dans les précédentes. Elle n’est plus la femme de Flash, elle est Iris West : journaliste, membre du Starlab (voir même chef du Starlab dans la plupart des scènes), mère de Nora et, à la toute fin, femme de Barry Allen. Toute ses facettes sont montrées et font d’elle un personnage entier et vraiment intéressant.

Petit bémol

je n’en vois aucun, la saison 5 est prenante, les personnages sont bien dosés, les intrigues aussi. Les effets spéciaux sont toujours aussi beaux à voir. Bref, que du positif !

 

 

Dix pour cent

 

J’avais regardé la saison 1 avec intérêt.

J’avais regardé l’intégralité de la saison 2 en ayant clairement envie de décrocher. Deux points, en particulier, m’ont fait abandonner cette série.

 

  1. Le personnage d’Andréa

Un des points très négatifs de cette série est le personnage d’Andréa, irréaliste, cliché et qui correspond davantage à un fantasme masculin qu’à la réalité.

Dans la saison 1, elle est une sorte de Don Juan : cela est très cliché car renvoie à l’idée qu’être gay est nécessairement adopter les codes de l’autre sexe mais aussi avoir une sexualité torturé.

Dans la saison 2, elle finit par coucher avec un homme. Non seulement c’est un mépris total de la bisexualité mais c’est également un mépris de l’homosexualité. Comme si, elle n’était lesbienne que parce qu’elle n’avait pas pu coucher plus tôt avec Hicham et qu’en trouvant le bon, PAF elle changeait de sexualité ! Elle tombe également enceinte de lui, ce qui donne l’impression que pour avoir des enfants, il faut nécessairement un acte sexuel avec un homme. La série aurait pu prendre position sur la PMA, la GPA ou l’adoption. Mais non ! Andreas couche avec un homme et tombe enceinte, seule solution d’après la série pour avoir un enfant visiblement. Bref : cliché, ridicule, à la limite de l’homophobie et clairement pas renseigné.

2. Une intrigue peu captivante

En dehors de ce personnage, la saison avait été creuse, les intrigues n’étaient pas vraiment intéressantes. De plus, non seulement la série s’en tient à avoir très majoritairement des hommes blancs, mais en plus, l’intrigue avec le personnage de Gabriel est vraiment macho. En effet, dans cette saison, il sort avec Sofia, la secrétaire de l’entreprise. Il ne cesse de lui faire des crises de jalousie, d’être hyper possessif. De plus, là encore la série n’est clairement pas dans le XXIème siècle : un seul personnage noir. Cela donne juste l’impression qu’il fallait remplir des quotas et qu’ils ont pu cocher la case et rassurer leur mauvaise conscience…

La saison 2 était horriblement longue, ennuyeuse et vide de sens donc, cette année, je ne regarderai pas la saison 3.  

 

Charmed (2018)

 

La Trilogie du Samedi soir ayant marqué mon enfance et je suis capable de me regarder les anciens saisons de Charmed d’un seul coup.

J’ai donc essayé de regarder le reboot. J’ai beaucoup aimé le premier épisode, qui abordait des thématiques actuelles et de manière nouvelles (notamment sur le sexisme et les violences faites aux femmes).

Mais le troisième épisode ne m’a pas du tout embarquée ! L’intrigue sur les relations amoureuses éclipsent totalement celle sur les soeurs et leurs pouvoirs. Cela a un peu fait perdre l’intérêt que j’avais pour le reboot.

 

 

En décembre, deux de mes séries favorites reviennent : Marvel’s Runaways et La Fabuleuse Mrs Maisel. La première contient une histoire intrigante et des personnages forts et intéressants. La seconde est une série fraîche et pertinente.

La semaine du 10 décembre, CW diffuse également le crossover de Supergirl, Flash et Arrow. Dans ce crossover, on découvrira Batwoman, qui devrait avoir sa propre série à la rentrée. Les crossovers de ces séries sont toujours extraordinaires et captivants. Au vu des trailers qui sont sortis, cette année ne fera pas exception.

En parlant de CW, je vous invite à aller voir, sur leur chaîne Youtube, les interviews des actrices et productrices exécutives de la chaîne. Ces interviews ont été données dans le cadre de « SeeHer – Shethority ». Les femmes participants au panel abordent plusieurs questions relatives aux femmes dans le monde des série télévisées, que ce soit sur la représentation à l’écran, l’écriture de personnages féminins dans les salles d’écriture ou le fait d’être une femme sur un tournage.

 

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