Un peu de séries : Brooklyn Nine-Nine

Brooklyn Nine-Nine : légère en apparence

J’ai visionné les six saisons de Brooklyn Nine-Nine en à peine un mois. Craignant une enième série policière, je ne l’avais pas fait jusqu’à présent. J’aurais dû.

Des épisodes drôles et captivants

Sorte de parodie des séries policières sous forme de sitcom, Brooklyn Nine-Nine est positive, bien scénarisée et drôle. Derrière l’humour, il y a des messages intéressants et une réflexion pertinente.

Tout est écrit avec beaucoup d’habileté. Les personnages sont drôles quand il le faut et sérieux lorsque cela est nécessaire. Jake, en particulier, sort des blagues à certains moments. Cependant, lorsqu’il s’agit de soutenir son chef ou ses amis, il sait ne pas l’être. C’est en cela que la série est drôle : les blagues ni lourdes ni trop présentes.

Les blagues à caractère homophobe ou raciste ne font pas parties du paysage, pas plus que les blagues sexistes. D’ailleurs, dès qu’un personnage dit quelque chose à caractère sexiste, il est rapidement rappelé à l’ordre par ses pairs.

La saison 6 est celle qui m’a semblé plus longue à suivre que les autres. Les intrigues tournent un peu en rond. Cependant, les précédentes sont intéressantes et palpitante à suivre. Mon épisode favori est sans aucun doute le neuvième de la saison 5, lorsqu’ils traversent les Etats-Unis pour que le Capitaine Holt aille à un entretien.

Des messages positifs

Sous ses airs légers, la série glisse des messages féministes, anti-racisme et anti-homophobie.

Si la représentation de la bisexualité pêche un peu, elle reste correcte. Je regrette toutefois les facilités d’intrigue choisies par les scénaristes pour le coming-out de Rosa à ses parents. En effet, la réaction des parents est presque identique à celle de ceux de Callie dans Grey’s anatomy. J’ai également trouvé un peu dommage qu’à partir du moment où on apprend que Rosa est bisexuelle, elle ne sorte plus qu’avec des femmes.

En outre, beaucoup de séries ont fait au moins un épisode sur les agressions sexuelles après MeToo mais beaucoup sonnaient faux. Celui de Brooklyn Nine-Nine est réfléchi. J’ai en particulier apprécié les réactions de Jake. Il laisse Amy décider, il la laisse parler et l’écoute, il laisse Amy et Rosa prendre position. Lui, il est une oreille attentive et alerte mais il ne donne pas son avis pas davantage qu’il essaie de vouloir “sauver” Amy. C’est en cela que cet épisode est pertinent, il montre un comportement masculin positif et non toxique.

D’autres messages féministes sont glissés au gré de la série. Mon favori est l’épisode où Jake rencontre le père d’Amy. On voit trop de séries dans lesquelles l’homme demande l’autorisation du père ou son approbation. Brooklyn Nine-Nine choisit de démontrer le sexisme de ce genre de scène.

En effet, dans cet épisode, Jake essaie de se faire bien voir du père d’Amy tandis que son père le juge. Alors qu’ils se disputent devant Amy, elle leur dit qu’ils la déçoivent tous les deux. Elle leur explique qu’au XXIème siècle, le seul choix qui compte est le sien, aucun des leurs. Quelques épisodes plus tard, Charles interroge Jake sur le père d’Amy lorsqu’il lui demande de l’épouser. On voit alors un flashback de Jake laissant un message audit père où il lui annonce demander à Amy de l’épouser et qu’il ne lui demande pas son accord car la décision n’appartient qu’à elle.

En conclusion

Ce sont des détails dans ce style qui font de Brooklyn Nine-Nine une excellente série, drôle mais avec une couche de réflexion sous la légèreté. Les épisodes sont un délices à suivre, à la fois grâce à son humour et ses messages mais également parce que les personnages sont attachants et bien développés.

Notation 9

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